| Voir et pouvoir : qui nous surveille dans la société de l'information ? |
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| Langue française - La société en questions | |
| Écrit par Bertrand Lemaire | |
| Vendredi, 23 Octobre 2009 21:02 | |
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Une telle évolution est bien sûr liée à l'émergence des technologies de l'information. Cette évolution remet en cause la distinction espace public / espace privé. A côté des aspects indubitablement positifs pour la démocratie, les dérives réelles ou potentielles sont nombreuses, où chacun peut devenir une sorte de Big Brother. Si la chose a déjà été vue dans des romans de science-fiction comme La Côte de Rodolphe Maix, elle ne peut qu'interpeler le philosophe, le déontologue, le citoyen... et l'informaticien qui met en place les outils de la « sousveillance ». L'auteur de Voir et pouvoir : qui nous surveille ?, Jean-Gabriel Ganascia, est d'ailleurs professeur d'informatique à l'Université Pierre et Marie Curie (Jussieu). Son propos n'est pas technique mais bien sociologique, philosophique et déontologique. Il revient sur l'histoire des sociétés depuis la Grèce Antique ou la Gaule pour mieux expliquer en quoi notre monde actuel est nouveau, bien que certains problèmes avaient déjà été identifiés plus de deux mille ans avant Internet. Le discours n'est cependant pas moralisateur ou passéiste mais résolument tourné vers l'avenir, vers l'éthique nécessaire devant accompagner nos merveilleux outils modernes. Voilà donc une lecture des plus saines pour s'offrir un temps de réflexion sur tous les outils dont nous peuplons notre quotidien personnel et professionnel.
Voir et pouvoir : qui nous surveille ?, par Jean-Gabriel Ganascia (Editions du pommier, 255 pages, 20 euros)
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Les dictatures reposent beaucoup sur la surveillance, c'est à dire le contrôle de la masse par des dirigeants. Or une dérive de la société de l'information est la « sousveillance », c'est à dire le contrôle permanent de tous (surtout le sommet) par la base. Voir et pouvoir : qui nous surveille ?, qui vient de paraître aux éditions du Pommier, étudie cette dérive.