| Informatique de demain : les noeuds sociaux dans les nuages |
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| Langue française - Informatique Professionnelle | |||
| Écrit par Bertrand Lemaire | |||
| Jeudi, 02 Juillet 2009 21:03 | |||
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Le principe du SaaS est d'accéder en ligne à un service totalement externalisé, totalement industriel : foin des personnalisations et des ruineuses intégrations. Les utilisateurs procèdent à de légers paramétrages, au plus en quelques heures, et le reste (la complexité, les mises à jour, le fonctionnement quotidien même) est confié à un prestataire. Les données sont stockées dans le nuage, c'est à dire un ensemble de ressources (espace de stockage, puissance de calcul...) dispersées à travers la planète, redondées, ce que l'on appelle le nuage. L'informatique de nuage est nommée en anglais cloud computing. Le SaaS procède du service rendu, le cloud computing de l'architecture technique. Les deux ne sont pas sur le même plan mais, généralement, l'un suppose l'autre. Ils sont donc globalement mêlés avec raison dans la plupart des têtes ayant entendu parlé des deux sujets. Qu'est-ce que le client recherche dans ce cloud ? La simplicité, l'industrialisation, la fiabilité, le moindre coût... Qu'est-ce que le client (ou le citoyen) redoute ? La perte de la maîtrise de son système d'information, la domination de nouveaux acteurs (comme Google et Salesforce) qui seront vite autant antipathiques que les anciens maîtres de l'informatique d'entreprise (IBM, Microsoft, Oracle), la balade des données dans un vaste nuage où pourraient croiser des concurrents ou des officines plus ou moins barbouzardes... De leur côté, rappelons-le, les noeuds sociaux ont pour objet de décentraliser au maximum les systèmes d'information. Chaque noeud se connecte donc à des noeuds-amis pour échanger des services, par exemple des documents mais aussi des référencements. La proximité d'un noeud est d'autant plus grande qu'on lui fait confiance. Et certains noeuds peuvent très bien n'autoriser le partage de données ou de ressources que contre paiement. Si on cumule l'architecture en noeuds sociaux et le SaaS/Cloud, on aboutit à une vision de l'informatique industrielle qui résoud les problèmes propres au cloud. Chaque noeud souhaitant utiliser un service peut très bien s'abonner à celui-ci sur un noeud fournissant ce service : indexation de documents, documents eux-mêmes, mais aussi SaaS ! L'architecture peut très bien prévoir des échanges de données en temps réels entre un stock en local et un noeud de traitement sur le modèle du "service bureau" des années 1960. De ce fait, le noeud SaaS ne possède plus en permanence les fameuses et précieuses données. Ou, au contraire, on peut très bien s'inscrire à divers noeuds et leur confier des données en permanence. Et le noeud de stockage peut très bien ne pas être le noeud de traitement ! Lorsque Salesforce commence à développer les interfaçages avec d'autres SaaS, n'entre-t-il pas déjà dans cette logique de noeuds échangeant des données par des protocoles standardisés ? L'architecture en noeuds implique la multiplicité possible des prestataires, chacun devant utiliser des protocoles standards pour exister dans l'écosystème de noeuds. Changer de prestataire devient par conséquent simple. Certains deviendront sans doute plus importants que d'autres mais la concurrence sera toujours possible ! Les noeux sociaux deviennent ainsi un nuage de noeuds sociaux pour une informatique industrielle commercialisée sous forme de services.
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De nombreux responsables d'entreprises, notamment des directeurs de systèmes d'information, ne cessent de seriner à longueur d'interviews qu'ils en ont marre des éditeurs de logiciels, fournisseurs de bogues à prix d'or avec une complexité purement technique que les entreprises ne veulent plus voir. La valeur ajoutée d'une entreprise (et donc sa valeur propre) ne réside nullement dans une accumulation d'outils plus ou moins intégrés voire plus ou moins personnalisés. Leur valeur réside dans les usages.