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« Féminisme et romantisme sont les deux mamelles de la dénatalité » ou « Les femmes viennent de Vénus, les hommes vont dans le mur ».
Normal 0 21 false false false MicrosoftInternetExplorer4 /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-ansi-language:#0400; mso-fareast-language:#0400; mso-bidi-language:#0400;} Note préalable 1 : Cet article est destiné à un public averti, adulte, responsable… Note préalable 2 : je demande instamment à toute personne ayant la faculté de bondir au plafond de LIRE avant de s’exécuter (et non pas de regarder un mot sur trois). Par ailleurs, je rappelle que DECRIRE une situation n’est pas l’APPROUVER ou ne pas souhaiter son évolution. Je bénéficie, de plus, de circonstances atténuantes : enfant battu, enfermé dans un placard (euh
c’est peut-être un peu gros, ça, non ???), homme célibataire (mon Dieu !), sans enfant
En plus, je viens de regarder un reportage sur les Grands Pandas. Pour ceux qui l’ignorent, ce sont les seuls animaux à ne pas aimer coïter ! Bon. Après cet avertissement, normalement, je dois pouvoir me lancer sans devoir renoncer à tout jamais à approcher une personne de sexe féminin parmi les lecteurs. Un homme ne donne pas la vie. C’est une évidence que beaucoup, hommes et femmes, oublient. Seule la femme est mère, seule la femme porte l’enfant, seule la femme lui donne le jour. Or se reproduire est une pulsion fondamentale de tout être vivant (sauf les Pandas, peut-être
). Donc, même si la femme a besoin physiologiquement d’un homme pour la féconder, il n’en demeure pas moins que celui-ci est en situation d’infériorité car, comme on dit dans la Normandie profonde dont je suis originaire : « Maman, c’est sûr ; Papa, peut-être. » De plus, la femme peut choisir (ce qu’elle fait de plus en plus) de faire un « bébé toute seule », autrement dit, choisir un étalon, lui consacrer quelques minutes et disparaître avant qu’il n’ait repris ses esprit. Le pauvre ne saura jamais que son sperme a été utilisé à des fins de fertilisation tout à fait volontaire. Il ne faut pas oublier, en effet, que la contraception masculine (le préservatif) est visible et ne peut donc être cachée au partenaire, au contraire de la contraception féminine (la pilule), qui peut être « oubliée ». Et l’homme se retrouve comme un con (pas au sens du latin « cunus », faut pas pousser non plus !)
parce que « faire un enfant », c’est aussi l’éduquer et lui transmettre sa propre pensée. En tant qu’« animal pensant », l’humain ne peut pas se contenter d’une reproduction purement physique. Et, pour ça, la femme n’a pas un besoin physiologique d’un homme
Flash Back vu de loin Retour en arrière. A l’époque où nous n’étions que des paramécies, il y a quelques milliards d’années, nous étions tranquilles : pour nous reproduire, il suffisait de se couper en deux. C’est ce que l’on nomme la scissiparité. Puis il a fallu faire mieux. Le Créateur dans son grand génie nous avait en effet doté d’un système de codification de notre identité un peu complexe et fragile : l’ADN. Avec le temps, des aberrations apparaissent dans ce code. Certaines sont à l’origine de notre apparition. Mais la plupart sont nocives et peuvent entraîner la mort de l’individu. Dans le cas d’une paramécie, ce n’est pas grave : sur quelques milliers d’individus, si quelques uns meurent, c’est négligeable à l’échelle de l’espèce, d’autant que tous ces individus sont sensés être des clones les uns des autres. Comme disait Deng Xiaoping, « En Chine, un million de morts est un petit chiffre. » Mais, avec la croissance de la complexité de l’individu, la reproduction prend de plus en plus de temps et consomme donc une énergie sans cesse plus grande. Donc le nombre d’individus généré doit baisser. La perte d’un trop grand nombre peut dès lors être fatale à l’espèce. Si on se reproduit trop « à l’identique », les aberrations et fragilités qui apparaissent au fil des générations peuvent être concentrées au lieu d’être éliminées. Pour les « noyer dans la masse », il faut donc mélanger les patrimoines génétiques des individus. L’effet des mariages consanguins est là pour prouver ce que je viens d’écrire. Dans un premier temps, le Créateur nous fit hermaphrodite, comme l’escargot par exemple : à la fois mâle et femelle. Mais, là encore, la nécessité de l’efficacité a provoqué des choix dramatiques dans l’évolution : des femelles et des mâles sont apparus ! Il n’y a guère que des auteurs de science-fiction pour envisager une autre solution, par exemple Ursula Le Guinn dans « La main gauche de la nuit ». Bon tout cela n’étant que simplification et vulgarisation pour introduire (sauvagement) mon propos (faute de mieux), nous allons accélérer jusqu’à l’humain. Flash back de pas si loin que ça Donc, nous voilà avec un mâle et une femelle. La femelle est apte à produire un petit par an environ durant un nombre limité d’années. Le nombre total de ses chances de se reproduire est également fixé à la naissance : ses cellules sexuelles ne se multiplieront plus dès cet instant. Lorsqu’elle est gravide, elle perd de la mobilité et de la performance physique (dangereux quand on est poursuivi par un rhinocéros laineux). Mais à l’inverse, ses besoins alimentaires (notamment en fraises) s’accroissent dangereusement (gênant quand on ne peut plus chasser ou cueillir des baies avec autant d’efficacité). Une fois le petit né, la voilà encore bloquée par ce mioche infernal qui réclame sa nourriture sous la forme du produit d’une de ses glandes, à savoir le lait. Au contraire, le mâle n’est préoccupé a-priori par la question de la reproduction que quelques minutes : le temps d’attraper la femelle et de faire le nécessaire pour lui donner sa petite graine. Ce qui se passe après n’est plus son problème, pourvu que le petit arrive à terme et survive. Il peut donc retourner tranquillement ripailler avec ses copains autour d’un verre de jus de fruits fermentés et d’un bon match de foot, tout en surveillant du coin de l’oeil la femelle pour vérifier qu’elle s’occupe bien du petiot. Quand on dit que c’était l’Eden
Le contrat social n’a pas été inventé par Rousseau Rousseau est un plagiaire. Le Créateur, dans son immense sagesse, avait tout prévu ! Il y a évidemment convergence d’intérêt entre l’homme et la femme. La femme a besoin d’un chasseur-protecteur pour assurer sa propre survie et celle de son enfant. L’homme a besoin de la femme pour se reproduire. Si bobonne s’occupe du petit, puisqu’elle doit le nourrir, elle doit aussi le mettre à l’abri. C’est infiniment plus simple de le faire dans une caverne ou une maison. De plus, comme elle est gravide la moitié du temps, son activité physique sera faible. Mais cela sera suffisant pour effectuer tous les petits travaux ménagers. Donc, Bobonne reste à la maison. De son côté, le mâle va devoir partir à la chasse et ramener le butin à la maison pour la petite famille. Côté sexuel, nous l’avons dit, « Maman c’est sûr, Papa peut-être ». Pour être sûr d’être le père et atteindre ainsi son objectif de reproduction, le mâle doit être certain de la fidélité de son épouse. De son côté, celle-ci doit être sûr que le mâle ramènera bien à la maison de quoi faire bouillir la marmite. C’est donc bien un « contrat social » qui se met en place : la fidélité réciproque garantit à chacun ses intérêts. Celle-ci peut bien sûr être limitée dans le temps. Si le mâle en est capable, il peut parfois nourrir plusieurs femelles. Mais, à l’inverse, une femelle ne peut pas porter des enfants de plusieurs mâles en même temps. Il existe donc des sociétés basées sur un contrat polygame mais aucune à ma connaissance sur un système polyandre. Les femmes restant à la maison et les hommes ramenant la nourriture (ou l’argent), la guerre et la politique (donc le vote quand il aura été inventé) deviennent des monopoles masculins. Le mariage, c’est cela : je te donne à manger, tu me donnes des enfants. Je précise aux lectrices que le MLF n’a pas encore été fondé à cette époque. Patatra
Et puis voilà que, il y a quelques milliers d’années, l’homme se met à produire de plus en plus de nourriture, notamment grâce à l’agriculture. Sa société se structure tellement qu’il créé des villes. Des métiers spécialisés apparaissent, sans rapport avec la recherche d’alimentation, notamment les artisans puis les commerçants (ces derniers ne produisant rien du tout de tangible). Les trois classes se constituent (prêtres, guerriers, prolétariat). Les travaux étant encore relativement pénibles, la division traditionnelle des tâches entre l’homme et la femme subsiste dans la plupart des cas. Mais des écorchures au contrat sont de plus en plus nombreuses
et leur possibilité est de plus en plus patente. Avec l’époque moderne, c’est la catastrophe ! La baisse de la mortalité des nouveaux nés implique que les femmes n’ont plus la nécessité de passer leur vie enceintes tout en garantissant la survie de l’espèce. Deux enfants (donc deux ans de leur vie, qui s’allonge) suffisent à leur bonheur. L’automatisation et l’industrialisation rendent les travaux moins pénibles. Donc, même enceintes, elles peuvent travailler dans tous les types de tâches sauf quelques semaines. Une fois accouchées, une crèche (puis l’école) et des biberons les libèrent de toute contrainte. Donc, les voilà LIBRES ! Deux guerres mondiales les envoient à l’usine (donc à la production) et massacrent les hommes, qui ont eu l’intelligence de garder le monopole du droit à se faire massacrer. Les femmes prennent alors conscience de leur liberté. Et l’homme se retrouve comme un con à nouveau
La femme peut en effet, désormais, se passer de lui ! Et elle le lui fait savoir en créant le MLF
Parlons patrimoine Avoir une certaine aisance matérielle est indispensable pour survivre et se reproduire. Dans une société capitaliste, cela signifie posséder un certain patrimoine. Pour assurer à sa descendance la même aisance matérielle, il convient de leur transmettre un bon patrimoine. Mais, si on a plusieurs enfants, il faut que chacun ait de quoi vivre. Cette problématique sera à l’origine de toute la législation sur les contrats de mariages et sur la succession. Pour la plupart des familles aisées, nobles ou bourgeoises, le mariage se limite donc à une question simple : qu’apporte l’autre partie en patrimoine ? « Et si ma fille épouse ton fils, tu mets dans la balance trois vaches et deux moutons. Moi je mets le champ derrière l’Eglise. » Que les deux tourtereaux qui vont ainsi convoler en juste noce ne puissent pas se voir en peinture n’est qu’à peine abordé
Après tout, tant que le beau gars sans un sou peut se cacher dans le foin, dans la grange
Mais le système est efficace ! La preuve : nous sommes là. Et le romantisme arriva, faisant croire que l’essentiel est d’aimer alors que ce n’est que la cerise sur le gâteau. Tous les beaux schémas s’effondrent ! Voilà que la femme (ou l’homme) se moque bien de savoir si un taureau viendra compléter ses trois vaches et que le troupeau aura une prairie pour paître ! Bien sûr, que nous soyons maintenant dans une société industrielle ou chacun peut avoir ou créer son propre patrimoine, voire monter sa start-up, ne simplifie pas le problème
Concluons Avant de partir pour le Cap Horn dans une caverne secrète afin de préserver ma vie, je vous livre la conséquence de tout ça : c’est le bordel ! La lente évolution du monde aboutit à faire de la femme le pivot unique de toute la société. L’homme ne s’y retrouve plus vraiment. Le triomphe du romantisme fait que le choix du partenaire sexuel ne sera plus guidé par un intérêt rationnel mais par des considérations essentiellement subjectives, floues et variables. Or le sentiment n’a jamais été le fort du Grand Guerrier forgé par des millions d’années de chasse au rhinocéros laineux. Là non plus, l’homme ne s’y retrouve plus vraiment. Et si l’homme et la femme se chamaillent de plus en plus, si on « teste » son partenaire de plus en plus longtemps, il en arrive un jour où les activités de reproduction deviennent de plus en plus tardives, voire rares, et où la dénatalité pointe son né
avec le risque de la disparition de l’espèce ! Ceci dit, les femmes n’ayant que 24 heures par jour (dont huit passées à dormir), elles auront encore peut-être un peu besoin de nous autres, pauvres hommes. Comme disait la chanteuse Zazie (une femme) : « Donnez moi un primate sans cravate
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